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mardi 25 décembre 2012
mardi 23 octobre 2012
C’est là qu’il faut arriver :
vendredi 10 août 2012
Et pour notre commodité provisoire :
(...)IIde l’habitude et des contenances
du docteur faustrollLe docteur Faustroll naquit en Circassie, en 1898 (le xxe siècle avait (-2) ans), et à l’âge de soixante-trois ans.A cet âge-là, lequel il conserva toute sa vie, le docteur Faustroll était un homme de taille moyenne, soit, pour être exactement véridique, de (8 × 1010 + 109 + 4 × 108 + 5 × 106) diamètres d’atomes ; de peau jaune d’or, au visage glabre, sauf des moustaches vert de mer, telles que les portait le roi Saleh ; les cheveux alternativement, poil par poil, blond cendré et très noir, ambiguïté auburnienne changeante avec l’heure du soleil ; les yeux, deux capsules de simple encre à écrire, préparée comme l’eau-de-vie de Dantzick, avec des spermatozoïdes d’or dedans.Il était imberbe, sauf ses moustaches, par l’emploi bien entendu des microbes de la calvitie, saturant sa peau des aines aux paupières, et qui lui rongeaient tous les bulbes, sans que Faustroll eût à craindre la chute de sa chevelure ni de ses cils, car ils ne s’attaquent qu’aux cheveux jeunes. Des aines aux pieds par contraste, il s’engaînait dans un satyrique pelage noir, car il était un homme plus qu’il n’est de bienséance.Ce matin-là, il prit son sponge-bath quotidien, qui fut d’un papier peint en deux tons par Maurice Denis, des trains rampant le long de spirales ; dès longtemps il avait substitué à l’eau une tapisserie de saison, de mode ou de son caprice.Pour ne point choquer le peuple, il se vêtit, par-dessus cette tenture, d’une chemise en toile de quartz, d’un pantalon large, serré à la cheville, de velours noir mat ; de bottines minuscules et grises, la poussière y étant maintenue, non sans grands frais, en couche égale, depuis des mois, sauf les geysers secs des fourmilions ; d’un gilet de soie jaune d’or, de la couleur exacte de son teint, sans plus de boutons qu’un maillot, deux rubis fermant deux goussets, très haut ; et d’une grande pelisse de renard bleu.Il empila sur son index droit des bagues, émeraudes et topazes, jusqu’à l’ongle, le seul de ses dix qu’il ne rongeât point, et arrêta la file d’anneaux par une goupille perfectionnée, en molybdène, vissée dans l’os de phalangette, à travers l’ongle.En guise de cravate, il se passa au cou le grand cordon de la Grande-Gidouille, ordre inventé par lui et breveté, afin qu’il ne fût galvaudé.Il se pendit par ce cordon à une potence disposée à cet effet, hésitant quelques quarts d’heure entre les deux maquillages suffocatoires dits pendu blanc et pendu bleu.Et, s’étant décroché, il se coiffa d’un casque colonial.
(...)
(...)XXIIde la grande eglise de muflefiguièreA Laurent Tailhade.Nous entendions déjà les cloches, comme de tous les carillons du Brabant, d’ébène, d’érable, de chêne, d’acajou, de corme et de peuple de l’île Sonnante, quand je me reconnus entre deux murs noirs, sous une voûte, puis parmi l’éblouissement d’une verrière continue. Le docteur, sans daigner me prévenir, des cordes de soie de sa barre avait décoché l’as au milieu du grand portail de l’église cathédrale de Muflefiguière. Sur les dalles de la nef, à laquelle la nôtre fut symétrique, mes avirons grincèrent comme la toux, préface d’attention, des pieds de chaises que l’on remue.Le prêtre Jean montait en chaire.La terrifique forme guerrière et sacerdotale fulgura sur l’assemblée. Des mailles d’aubergeon alternées de rubis balais et de diamants noirs, tissaient sa chasuble. En guise de patenôtres, brimballaient sur sa hanche droite une guiterne en bois d’olivier, sur la gauche, sa grande épée à deux mains, entée pour garde d’un croissant d’or, dans son fourreau de peau de céraste.Son sermon fut rhétorique et bien latin, attique et asiatique tout ensemble ; mais je ne comprenais point pourquoi il était retentissant des solerets aux gantelets, ni les périodes ordonnées comme les reprises d’une passe d’armes.Tout à coup, d’un fauconneau qui était lié sur une dalle en contre-bas, à quatre chaînes de fer, jaillit un boulet de bronze, dont le chargement effondra la tempe droite de l’orateur, partageant l’armet jusqu’à la tonsure, dénudant le nerf optique et le cerveau quant au lobe droit, sans émouvoir la forteresse de l’entendement.
(...)
Donc, Postulat :Jusqu’à plus ample informé et pour notre commodité provisoire, nous supposons Dieu dans un plan et sous la figure symbolique de trois droites égales, de longueur a, issues d’un même point et faisant entre elles des angles de 120 degrés. C’est de l’espace compris entre elles, ou du triangle obtenu en joignant les trois points les plus éloignés de ces droites, que nous nous proposons de calculer la surface.Soit x la médiane prolongement d’une des Personnes a, 2y le côté du triangle auquel elle est perpendiculaire, N et P les prolongements de la droite (a + x) dans les deux sens à l’infini.Nous avons :x = ∞ − N − a − P.OrN = ∞ − 0.etP = 0.D’oùx = ∞ − (∞ − 0) − a − 0 = ∞ − ∞ + 0 − a − 0.
x = − a.D’autre part, le triangle rectangle dont les côtés sont a, x et y nous donnea2 = x2 + y2.Il vient, en substituant à x sa valeur (−a)a2 = (− a2) + y2 = a2 + y2.D’oùy2 = a2 − a2 = 0et.
Donc la surface du triangle équilatéral qui a pour bissectrices de ses angles les trois droites a sera.
.
Corollaire. — À première vue du radical, nous pouvons affirmer que la surface calculée est une ligne au plus ; en second lieu, si nous construisons la figure selon les valeurs obtenues pour x et y, nous constatons :
Que la droite 2y, que nous savons maintenant être, a son point d’intersection sur une des droites a en sens inverse de notre première hypothèse, puisque x = − a ; et que la base de notre triangle coïncide avec son sommet ;
Que les deux droites a font avec la première des angles plus petits au moins que 60°, et bien plus ne peuvent rencontrerqu’en coïncidant avec la première droite a.
Ce qui est conforme au dogme de l’équivalence des trois Personnes entre elles et à leur somme.Nous pouvons dire que a est une droite qui joint 0 à ∞, et définir Dieu :Définition. — Dieu est le plus court chemin de zéro à l’infini.Dans quel sens ? dira-t-on.— Nous répondrons que Son prénom n’est pas Jules, mais Plus-et-Moins. Et l’on doit dire :± Dieu est le plus court chemin de 0 à ∞, dans un sens ou dans l’autre.Ce qui est conforme à la croyance aux deux principes ; mais il est plus exact d’attribuer le signe + à celui de la croyance du sujet.Mais Dieu étant inétendu n’est pas une ligne.— Remarquons en effet que, d’après l’identité∞ − 0 − a + a + 0 = ∞la longueur a est nulle, a n’est pas une ligne, mais un point.Donc, définitivement :dieu est le point tangent de zéro et de l’infini.La Pataphysique est la science...
jeudi 9 août 2012
La notion de pertinence est très complexe :
eRikm, ici.
Il n’y a donc pas d’espoir :
Dans le domaine musical, la méthode de classification par compression produit aussi des résultats inespérés. Partant de morceaux de musiques codés dans le format MIDI (Musical Instrumental Digital Interface ), les chercheurs ont constitué des fichiers normalisés de 36 morceaux de musique. La normalisation consiste pour chaque morceau à produire une version pour piano, qui elle-même détermine un fichier de données (une suite de nombres codés sur huit chiffres binaires). Sans cette normalisation, qui est une pure extraction d’informations, rien ne fonctionnerait ; il n’y a donc pas d’espoir d’obtenir de bons résultats de classification avec les compresseurs MP3 (qui d’ailleurs sont des compresseurs avec pertes, ce que la méthode interdit). Les fichiers numériques élaborés à partir de morceaux musicaux sont confiés à la méthode automatique de classification par compression, ce qui conduit à des arbres. Ceux-ci sont conformes à ce que chacun obtiendrait en classant les morceaux en fonction de leurs ressemblances musicales.
Classer musiques, langues, images, textes et génomes, Interstices.info, ici.
Epurer les régions de parole :
L’emploi de méthodes automatiques de sélection se justifie par le fait que la notion de pertinence est très complexe et ne peut être jugée indépendamment sur chaque descripteur. Alors que la plupart des auteurs comparent directement les performances du classifieur sur chaque groupe de descripteurs, l’automatisation du processus nous permet d’introduire une large collection de descripteurs, dont la plupart sont populaires dans la littérature pour leurs propriétés discriminantes entre parole et musique.
(...)
Nous avons également mentionné le problème des classes mixtes, qui reste la source d’erreur principale sur la tâche de classification audio. Nous avons entrepris des recherches pour le développement d’un nouveau descripteur basé sur la détection du pitch prédominant afin d’estimer la puissance du spectre résiduel (après soustraction des partiels du pitch). Ainsi on détecte sur les zones de parole visée dominant la présence d’une autre source acoustique. Néanmoins, cette approche est très coûteuse et ne se révèle efficace que dans les cas où la musique en fond est limitée en fréquences. En effet, si celle-ci s’étale sur un spectre plus large que la parole, on détecte facilement sa présence par l’estimation de la puissance sur les bandes de hautes fréquences. De plus, la définition de la classe de parole sur fond musical reste très hétérogène dans les corpus disponibles puisque les rapports signaux à bruit des deux sources ne sont pas considérés. Ainsi on réunit des exemples où la musique est prédominante à des exemples où elle est quasiment inaudible. Un contrôle rigoureux de ce paramètre apporterait une clarification nécessaire sur le problème étudié. Enfin, outre le fond musical, le bruit de fond constitue également une source de confusion significative dans l’identification de la parole. La réduction de bruit est un domaine à part entière du traitement de la parole, et son application préalable sur les signaux audio pourrait épurer les régions de parole. Ainsi, l’apprentissage et le test s’appuieraient sur des classes mieux définies, et donc plus clairement identifiables.
Thèse présentée pour obtenir le grade de docteur de l’Ecole Télécom ParisTech
Spécialité : Signal et Images
Mathieu RAMONA
Mathieu RAMONA
Classification automatique de flux radiophoniques par Machines à Vecteurs de Support
ici.
Liste des genres musicaux, ici.
Liste des genres musicaux par zone géographique, là.
| d'après le jardin des délices, ici. |
mardi 5 juin 2012
Missa Prolationum :
Partition ici.
KYRIE ELEISON
VII
- Ayez pitié ae nous, Seigneur !
- Christ, ayez pitié de nous !
Donnez-nous la victoire et l’honneur
- Sur l’ennemi de nous tous.
- Ayez pitié de nous, Seigneur.
Rendez-nous plus croyants et plus doux
- Loin du Péché suborneur,
- Christ, ayez pitié de nous.
Criblez-nous comme fait le vanneur
- Du grain dont il est jaloux.
- Ayez pitié de nous, Seigneur.
Nous vous en supplions à genoux,
Ouvrez-nous par la Foi et le Bonheur.
- Christ, ayez pitié de nous.
Ouvrez-nous par l’Amour le Bonheur,
- Nous vous en prions à genoux.
- Ayez pitié de nous, Seigneur.
Seigneur, par l’Espérance, ouvrez-nous,
- Christ, ouvrez-nous le Bonheur.
- Christ, ayez pitié de nous.
-
- Ayez pitié de nous, Seigneur !
- Paul Verlaine, Liturgies intimes, Kyrie eleïson.
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